La polémique autour des restrictions de déplacement de certains acteurs politiques vers la ville de Goma continue de susciter des réactions.
Jean Ishara Banza , l’un des notables du territoire de Masisi réagissant aux déclarations de Jacquemain Shabani, rappelle que Goma demeure une ville congolaise, située sur le territoire national et administrée par des Congolais membres du Front de résistance nationale (FRN).
Dans son argumentaire, il invoque l’article 30 de la Constitution de la République démocratique du Congo, qui garantit à tout Congolais le droit de circuler librement sur le territoire national.
Selon lui, aucun citoyen congolais ne devrait être contraint de solliciter une autorisation du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur à Kinshasa pour se rendre à Goma.
Jean Ishara Banza estime par ailleurs que ce n’est pas la ville de Goma qui s’est détachée de la République démocratique du Congo, mais plutôt le régime de Kinshasa qui l’a abandonnée, à la suite de ce qu’il qualifie d’intentions dictatoriales de l’UDPS.
Poursuivant sa réaction, il considère que les restrictions évoquées par le ministre de l’intérieur Jacquemain Shabani pourraient produire l’effet inverse de celui recherché.
À ses yeux, ces mesures risquent de renforcer le statut de Goma comme nouveau centre politique de l’opposition congolaise.
« Jacquemain Shabani t’a fait un cadeau sans le vouloir. En interdisant aux politiciens d’aller à Goma, il fait de Goma la capitale politique de l’opposition », a-t-il affirmé.
Jean Ishara conclut son message par un appel à tous les Congolais qui souhaitent, faire obstacle à la tyrannie et défendre les libertés démocratiques, les invitant à se rendre librement à Goma.
Rédaction .
