Les populations des groupements de Mudusa et Mumosho, dans le territoire de Kabare, sont appelées à renforcer leur collaboration avec les services de sécurité afin de contribuer à la lutte contre l’insécurité attribuée aux éléments Wazalendo dans le sud du territoire.

Cet appel a été lancé lors d’une réunion du Conseil de sécurité élargi aux chefs de groupements, chefs de villages et chefs de sous-villages des deux entités. La rencontre s’est tenue à la paroisse catholique de Nyantende, à environ dix kilomètres de Bukavu, sur l’axe Bukavu-Nyangezi.
La réunion a été présidée par le vice-gouverneur en charge des questions politiques, administratives et juridiques, Dunia Masumbuko Bwenge Doux, en présence de l’administrateur du territoire de Kabare, Elie Rubabura, ainsi que des membres du cabinet du gouverneur de province.

Les responsables locaux ont présenté la situation sécuritaire dans leurs entités respectives. Pour le seul groupement de Mudusa, quatre villages et 54 sous-villages sont concernés, dans un contexte sécuritaire jugé préoccupant par les autorités locales.
Parmi les facteurs évoqués figure la complicité présumée de certains habitants qui hébergeraient ou cacheraient des jeunes engagés dans les rangs des Wazalendo.
Le vice-gouverneur a appelé la population et les chefs locaux à signaler tout cas suspect aux services compétents, rappelant que des sanctions pourraient être prises contre les personnes impliquées.

Les participants ont également recommandé le renforcement des effectifs de la Police révolutionnaire congolaise (PRC) et la multiplication des postes de police.
À Mudusa, ils ont notamment insisté sur la vigilance autour des véhicules abandonnés, des kiosques et des maisons inachevées situées le long des axes routiers.
Cellule de Communication du Gouvernorat du Sud-Kivu.
